Question/réponses

Les crises peuvent-elles entraîner une dégradation mentale ?

Dans la plupart des cas, il n'y a pas de dégradation mentale. Il est toutefois normal de se poser cette question puisqu'on observe occasionnellement, par rapport aux autres élèves, une baisse des résultats scolaires chez un enfant ayant de nombreuses crises.

C'est par erreur que cette détérioration est qualifiée de dégradation mentale. Il s'agit au contraire d'une diminution passagère de la capacité d'acquisition et du rendement scolaire suite aux manifestations critiques. La diminution de la fréquence des crises va de pair avec une amélioration du rendement scolaire. Si les lacunes du bagage scolaire sont trop importantes, il faudra éventuellement prévoir des mesures pédagogiques particulières (mesures de soutien, ou d’aides spécialisées, éventuellement prolongement d’un an du cycle).

Quels sont les problèmes particuliers fréquemment rencontrés par l'entourage d'un enfant épileptique ?

L’attitude et le regard de l’entourage sont souvent modifiés par :

  • l'ignorance et les préjugés
  • les informations erronées et les pseudo-connaissances
  • le sentiment d'impuissance face à une crise
  • la peur d'un comportement inadéquat

Quels sont les problèmes particuliers fréquemment rencontrés par la famille d'un enfant épileptique ?

Les parents ont souvent de la peine à accepter l'épilepsie de leur enfant. Ils se demandent "Pourquoi nous, précisément?"
Le long chemin qui mène à l'acceptation de la maladie met à rude épreuve des parents. Elle est en plus entravée par :

  • la discrimination qui incite souvent la famille à taire la maladie
  • des sentiments de culpabilité
  • la difficulté d'offrir une égalité d’attention à toute la fratrie
  • les angoisses quant au déroulement de la maladie
  • une intégration psychosociale peu stableFotolia 72772927 XS

Quels sont les problèmes particuliers fréquemment rencontrés par un enfant épileptique ?

L'importance des problèmes cités ci-après dépend de l'âge et du développement de l'enfant ainsi que de la gravité de la maladie :

  • peur de subir une crise et les crises elles-mêmes
  • réactions inadéquates de l'entourage
  • restrictions (au niveau professionnel, social et sportif)
  • intégration psychosociale entravée par les préjugés ou les craintes de l'entourage
  • faible conscience de sa propre valeur
  • surprotectionLa peur des accidents, les angoisses liées au déroulement et à l’évolution de la maladie, la discrimination qui incite à taire l’épilepsie, la difficulté à avoir le même comportement vis-à-vis de la fratrie sont souvent l’explication d’une attitude de surprotection des parents. Celle-ci risque de nuire à l’acquisition de l’autonomie, de retarder la maturité et d’inhiber le sens des responsabilités. Elle peut être un frein au développement de la personnalité de l’enfant. Chaque parent aura à apprendre à l’enfant à évaluer ses possibilités et les risques que lui fait courir la survenue des crises.

Les épilepsies peuvent-elles bénéficier d’un traitement chirurgical ?

Un traitement chirurgical peut être envisagé dans le cas d'épilepsies focales et qui sont mal contrôlées par un traitement médicamenteux. Les épilepsies généralisées ne relèvent pas, en général, d'une intervention chirurgicale.

Y-a-t-il des indications qui signalent que le traitement n'est pas bien adapté à un enfant épileptique ?

La persistance des crises ou l'apparition de modifications inexplicables entravant les performances scolaires, le comportement et/ou le bien-être physique sont presque toujours le signe d'une médication insuffisante, mal adaptée ou surdosée. Mettez-vous immédiatement en rapport avec votre médecin pour lui communiquer vos observations en vue d'un réajustement du traitement médicamenteux.